CONTROVERSE 

L’EXPANSION DES FONDS OCÉANIQUES

L’EXPANSION DES FONDS OCÉANIQUES

 

Dans le monde entier, toutes les écoles de niveau collège enseignent ces 3 processus fondamentaux de la théorie de la tectonique des plaques (TTP) :

  1. L’expansion des fonds océaniques ;

  2. La subduction de plaques ;

  3. Formation des chaînes de montagnes par la subduction.

Ces 3 principe sont de précieux paradigmes de travail. Malheureusement, nous ignorons souvent lorsqu’ils ne solutionnent pas certaines données géologiques. Nous verrons comment le modèle de l’expansion des fonds océaniques comporte de sérieuses lacunes. Il faut savoir aussi que la TTP est devenu largement acceptée en raison de ce modèle.

 

Nous savons que le champ magnétique terrestre a alterné entre des périodes de polarité normale et inverse. À partir des années 50, l’étude des inversions magnétiques dans les roches ignées continentales avait établi l’échelle de temps de la polarité géomagnétique.

 

En 1963, Vine, Matthews et Morley (modèle VMM) ont proposé que les motifs linéaires magnétiques au fond de l'océan représentent différents âges de roches basaltiques océaniques qui ont été repoussées de part et d'autre d'un centre en expansion tout en étant remplacées par de la lave basaltique plus jeune. Leur théorie suggérait que, lors de la création de la nouvelle croûte basaltique, certains minéraux comme la magnétite deviennent magnétisés en s’orientant avec le champ magnétique existant de la Terre. Les roches formées pendant une période de magnétisme normal auront une anomalie magnétique positive comme la polarité de la terre actuelle, tandis que les roches formées pendant une période de magnétisme inverse auront une anomalie magnétique négative. En faisant correspondre l’échelle de temps de la polarité géomagnétique continentale avec celles de bandes océaniques, nous pourrions établir leur âge comme cette carte des âges présumés de l’Atlantique Nord.

La théorie de l’expansion océanique a été largement acceptée avant que nous puissions vérifier si les linéaments magnétiques océaniques correspondent bien à de âges de polarité normale ou inverse. La communauté géoscientifiques est devenue tellement confiante que cette carte des présumés âges des océans a été largement diffusée :

Dans les années 1970, la TTP est devenu si largement accepté que de nombreux gouvernements ont consacré des subventions à la recherche océanique. Si vous interrogez des étudiants, ils auront tous l’impression que les forages en haute mer ont confirmé cette carte chronologique des océans. Ce n'est pas le cas. Les forages en haute mer sont superficiels et tellement limités qu’ils n’échantillonnent pas adéquatement le basalte sous sa coiffe altérée pour en révéler la polarité magnétique. L'Islande offrait la possibilité de vérifier le modèle VMM, car il s'agit du seul endroit où la dorsale océanique émerge donc facilement accessible. Comme l’ont montré de nombreux géologues, l’Islande n’a aucunement confirmé le modèle. La crête de Reykjanes submergée au sud de l'Islande a également fait l'objet de nombreuses études en raison de sa proximité. Certains chercheurs ont démontré que les anomalies magnétiques linéaires peuvent être facilement expliquées par d’autres modèles géophysiques que celui du VMM. Vous supposez simplement qu'un océan entier est coiffé d'un basalte avec une seule polarité ou encore un mélange de celui-ci. A votre modèle, vous ajoutez des bandes dépourvues de magnétisme correspondant aux longues et profondes fractures où la magnétite a été éliminée par altération de l'eau de mer. Votre modèle théorique vous donnera le même profil magnétique donné par le levé embarqué avec un résultat statistique encore meilleur que celui de VMM. En exploration minière, les géophysiciens savent bien qu’à un profil d’un relevé magnétique peut correspondre une multitude modèles hypothétiques du gisement ciblé aux formes et volumes variés, de profondeurs et de concentrations de minéraux. Seul le forage permettra de déterminer quel modèle est le bon. Jusqu'à présent, le forage en haute mer reste une technique limitée pour révéler la véritable nature de la linéation magnétique océanique.

■ Étonnamment, le dragage du fond océanique avait échantillonné de nombreuses anciennes roches continentales de tous les âges. La carte des anomalies magnétiques du monde (Korhonen, J.V. et al., 2007) est également déconcertante. Une grande partie du plancher océanique émet un signal magnétique très similaire à celui des continents (En savoir plus…).

Selon le modèle VMM, la croûte océanique mondiale devrait avoir un âge pléistocène dans le centre de la dorsale océanique et un âge jurassique inférieur près des marges continentales. En raison de ce paradigme, l’ancienne croûte continentale précambrienne ne devrait pas avoir de prolongement avec la géologie des océans plus jeunes. Étonnamment, les principales zones de fracture de l’Atlantique (Romanche, Vema) ont une nette continuité avec les grands linéaments (failles et fractures profondes) du précambrien de l’Afrique de l’Ouest et de l’Amérique du Sud.

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Il existe de nombreuses continuités continents/océans partout dans le monde (Atlantique / Appalaches, Atlantique / Amazonie, Pacifique / Andes ; Pacifique Ouest / Asie; Océan Indien / Australie…) Étonnés par les mystérieux prolongements africains lors de leur découverte, les océanographes ont proposé la thèse d’une réjuvénation de ces anciennes structures lors de l’ouverture des nouveaux océans à l’époque du Jurassique. La réjuvénation des failles précambriennes reste un anachronisme non résolu. En effet, exposés au temps et à la haute pression, les failles profondes recristallisent et cicatrisent si bien que toutes sortes de faiblesses de l’écorce disparaissent. Si de jeunes contraintes tectoniques devaient surgir au cours d’un désassemblage continentale, la fracturation s’imposerait sans égards aux linéaments précambriens existants.

 

■ La cinématique proposée par l'expansion de la dorsale océanique demande que les principales zones de fracture ne se croisent jamais. Mais dans le Pacifique Sud, nous observons des zones de fracture majeures orientées Ouest-Est, recourbées vers le Nord-Est, qui traversent de nombreuses autres zones de fracture (Lire la suite…).

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